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Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 750 films ...
Premier message le 09.06.2010 :
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mercredi 24 août 2016

Judith de Béthulie - D.W. Griffith - 1913



L'histoire de Judith et d'Holopherne : alors que les assyriens menés par Holopherne assiègent la ville, Judith, inspirée par Dieu a une révélation. Pour sauver son peuple elle va se rapprocher du général, puis profitant de sa confiance, lui coupera la tête ...



Pour les spectateurs courageux ou les historiens n'ayant pas peur de s'ennuyer ! Même si ce film possède des qualités indéniables pour l'époque, il n'en est pas moins vrai que le tout est très démodé et, bien que sa durée soit assez courte, il faut vraiment s'accrocher pour ne pas fuir son écran !
Franchement c'est un film barbant même si il y a une bien belle brochette d'acteurs à l'affiche !

Premier film d'une durée de près d'une heure tourné par Griffith.

Tourné en 1913 mais sorti en 1914

On peut voir ce film sur la toile en ce moment.

58 minutes



Blanche Sweet ...
Judith
Henry B. Walthall ...
Holofernes
Mae Marsh ...
Naomi
Robert Harron ...
Nathan
Lillian Gish ...
The Young Mother
Dorothy Gish ...
The crippled beggar
Kate Bruce ...
Judith's maid
J. Jiquel Lanoe ...
Eunuch Attendant
Harry Carey ...
Assyrian Traitor
W. Chrystie Miller ...
Bethulian


mercredi 17 août 2016

L'argent - Marcel L'Herbier - 1928



A Paris deux banquiers font la loi : Gunderman le grand ponte tout puissant et Saccard, directeur de la banque Universelle. Gunderman fait en sorte qu'une augmentation de capital soit refusée à Saccard du coup celui-ci tombe en disgrâce et se retrouve au bord de la faillite. Sa maitresse la baronne Sandorf lui tourne le dos et visiblement il devient persona non grata dans les cercles où il était reçu en grande pompe auparavant.
Mais Saccard a plus d'un tour dans son sac, afin de gonfler le capital de sa banque il fait croire qu'il s'est associé avec Gunderman.

Au restaurant, un bon thermomètre de popularité, il retrouve l'estime de ses concitoyens. A une table non loin se trouvent Jacques et Line Hamelin, un jeune couple qui cherche un sponsor.
Aussitôt Saccard voit en Line une proie facile et le projet de Jacques qui a acquis en Guyane des options sur des terres pétrolifères l'incite à manigancer pour remettre la banque universelle sur pied. 

Il décide donc de financer l'ingénieur qui accepte de devenir vice-président de la banque qu'à la condition de pouvoir voler lui-même jusqu'en Guyane pour monter le projet. Saccard accepte au grand dam de Line, une jeune femme quelque peu vénale qui souhaite garder son mari à Paris où il n'aura pas à prendre de risques  ...



Le film est porté par Saccard / Pierre Alcover qui se montre tel un prédateur manipulateur, lubrique et diabolique. 

Le banquier Gunderman est sans doute encore plus dangereux car son pouvoir est démesuré. Il ne semble pas avoir besoin de se démener pour avoir le pouvoir de vie ou de mort sur ses sujets ce qui est d'autant plus inquiétant.
Pour asseoir son pouvoir, il est montré seul avec deux chiens blancs qu'il garde auprès de lui.
 Peu de caractères innocents dans ce film à part le personnage de Jacques Hamelin qui incarne un aventurier porteur de rêve et d'espoir doublé d'un pionnier de l'aviation. Quelques mois auparavant le premier vol transatlantique Paris - Afrique - Amérique du sud a eu lieu en 1927 grâce aux héros de l'aéropostale. On comprend donc l'engouement du public pour ce vol de Hamelin de Paris à la Guyane !
Henry Victor, l'acteur qui incarne Jacques Hamelin, est un homme séduisant qui a une très belle carrière cinématographique jusqu'à sa mort prématurée à l'âge de 52 ans.  Vous le connaissez certainement puisqu'il incarne en 1942 le Capitaine Schultz dans To Be or Not to Be de Lübitsch (il est aussi Hercule dans Freaks de Tod Browning tourné en 1932), un rôle qui s'explique facilement car malgré un nationalité britannique, Henry Victor a passé sa jeunesse en Allemagne. On comprend dès lors pourquoi il a incarné tant d'allemands durant sa carrière !

Sa femme interprétée par l'adorable Marie Glory se montre attirée par l'argent et d'une naïveté confondante. Telle une mouche elle se fait prendre dans la toile tissée par le diabolique Saccard. Brigitte Helm est superbe dans le rôle de la Baronne Sandorf, une femme calculatrice et indépendante qui retombe toujours sur ses pattes.

Les scènes tournées à la bourse montrent les spéculateurs tels des insectes grouillant autour d'appâts qui leur paraissent sans doute irrésistibles. Les banques sont les temples de l'argent, les fidèles qui s'y pressent n'ont pas de scrupules à admirer et à lécher les bottes de leur idole gonflée d'importance devant la salle des coffres.
Les décors et les costumes sont soignés, le film est considéré comme l'un des plus beaux fleurons de l'industrie cinématographique française de cette époque.

Bien qu'un peu trop long, l'argent est un film qui n'a pas pris une ride, le thème est toujours d'actualité : la spéculation bat son plein, le mensonge est omniprésent, nous bâtissons sur du vide et dépensons sans compter. Les humains sont désormais des ressources, les communications atteignent un niveau jamais égalé jusqu'ici et pourtant les gens sont toujours plus seuls et isolés. 

C'est le dernier film muet de Marcel L'Herbier.

Scénario d'après un roman d'Emile Zola.

Il existe une très belle version éditée chez Carlotta en deux CD, dont un de suppléments/bonus. Je viens de réaliser qu'un portofolio de 32 pages devrait être inclus dans le boitier, mais ce n'est pas le cas dans le DVD que j'ai acheté car le portfolio manque :-(


164 minutes



Brigitte Helm ...
La baronne Sandorf
Marie Glory ...
Line Hamelin
Yvette Guilbert ...
La Méchain
Pierre Alcover ...
Nicolas Saccard - un banquier véreux
Alfred Abel ...
Alphonse Gundermann - un banquier
Henry Victor ...
Jacques Hamelin
Pierre Juvenet ...
Le baron Defrance
Antonin Artaud ...
Mazaud - le secrétaire de Saccard
Jules Berry ...
Huret - un journaliste
Raymond Rouleau ...
Jantrou
Marcelle Pradot ...
Contesse Aline de Beauvilliers
Roger Karl ...
Un banquier
Alexandre Mihalesco ...
Salomon Massias
Armand Bour ...
Daigremont
Jean Godard ...
Dejoie


mercredi 10 août 2016

Sangue Blu - Nino Oxilia - 1914



En Italie, la Princesse de Monte Cabello semble heureusement mariée et maman d'une adorable petite fille. Or son époux la trompe. La Princesse se doute bien que son mari lui cache une liaison mais tombe des nues lorsqu'il réclame le divorce.

La Princesse accepte de signer l'accord qui lui laisse la garde de sa fille chérie. Mais il se trouve que la femme qui lui a dérobé son mari compte bien détruire sa vie en plus car elle engage deux détectives qui vont la surprendre alors qu'elle raccompagne un acteur dirigeant la pièce dans laquelle elle va jouer pour récolter des fonds pour les bonnes oeuvres.
Son enfant chérie lui est alors retirée et l'acteur, manipulateur, se rapproche de la pauvre femme effondrée et finit par l'épouser.

Après que son deuxième mari l'ait ruinée aux jeux, la jeune femme vend son dernier bijou et s'enfuit à Cannes où elle voudrait revoir sa fille. Ses lettres sont interceptées par l'acteur et un usurier qui comptent bien extorquer tout ce qui est possible de l'être de cette femme durement touchée par un destin injuste ...



Un mélodrame bien monté qui a très peu vieilli. Les décors et les costumes sont somptueux, l'image n'est jamais statique. Assurément le jeune réalisateur de 25 ans était très talentueux, dommage qu'il soit décédé prématurément durant la première guerre mondiale ... voir Nino Oxilia sur Wikipedia.



Francesca Bertini était la grande diva italienne à l'époque du muet. Tout le film repose sur ses épaules et elle exprime parfaitement le désarroi d'une femme trompée et manipulée.  Le destin se montre particulièrement cruel pour cette pauvre femme qui va aller jusqu'au sacrifice suprême avant une fin qui va faire plaisir aux spectateurs romantiques.

Les carrières de la plupart de ces acteurs se terminent dans les années 20.

Produit par Celio Film, le film a été sauvé grâce au Nederlands Filmmuseum et la Cinémathèque de Bologne qui a édité un DVD en 2013 dans sa collection "Cinemalibero".

Autre titre : Sangue Bleu

Blue Blood



55 minutes

 

Francesca Bertini ... Princess of Monte Cabello
Amedeo Ciaffi
Anna Cipriani ... Diana
Angelo Gallina  ... Prince
Andrea Habay ...(as André Habay)
Fulvia Perini ...Contessa Simone de la Croix
Elvira Radaelli

mercredi 3 août 2016

Who's your Friend - Forrest Sheldon - 1925



Ken Lanning est sur le point de se marier avec la belle Alice Stanton. Celle-ci, vêtue de sa robe de mariée, l'appelle au téléphone avant la répétition générale de leur mariage. Ken est encore en pyjama et reste épris d'amour devant la photo de la belle tant il a de la peine à croire à la chance qu'il a de l'épouser tout bientôt.

Le père de la mariée quant à lui est très contrarié par la future union des deux jeunes gens. Le gendre idéal est pour lui le témoin de mariage, Gregory. Quant à la tante de la mariée, elle est persuadée qu'un malheur va arriver.

Connaissant la préférence de Stanton, Gregory élabore un stratagème pour se débarrasser de son rival. Du coup, alors que toute la famille Stanton se rend chez Ken pour la répétition, Yvette, une blonde aguichante et troublante s'impose chez le pauvre garçon complétement dépassé par les événements.

A la vue d'Yvette dans la chambre à coucher de Ken, la famille monte sur ses grands chevaux ...

Jimmy Aubrey grimmé

Histoire loufoque plutôt amusante mais le montage de la version Alpha Video de chez Oldies est montée de bien curieuse manière, ainsi la bobine 3 est-elle placée après la 4e. 
Du coup on a l'impression d'avoir un espèce de flashback mal monté.

Le film est assez sympathique bien que prévisible, il y a plusieurs revirements quand même et quelques longueurs. L'image n'est pas très bonne, le film est attaqué par les nitrates ici ou là, la musique très standard.

Née Ella Margaret Gibson, Patricia Palmer est une très jolie actrice qui a tourné principalement dans des short films. Elle a tourné sous son vrai nom, Margaret Gibson, en début de carrière. Elle fait partie des personnes ayant confessé l'assassinat de William Desmond Taylor sur son lit de mort mais cette affaire n'a jamais été résolue.
A part Jimmy Aubrey et Francis X Bushman Jr, aucun autre acteur n'est très connu.

50 minutes



Francis X. Bushman Jr. ...
Ken Lanning
Jimmy Aubrey ...
Ken's Valet - Bilkins
Patricia Palmer ...
Alice Stanton
Hal Thompson ...
Mr. Stanton
Ervin Renard ...
Gregory (as Erwin Renard)
Laura La Varnie ...
Aunty (as Laura La Verne)
Hazel Howell ...
Yvette
William F. Moran ...
Reverend Jenkins (as William Moran)

Margaret Gibson alias Patricia Palmer



mercredi 27 juillet 2016

Eyes Right! - Louis Chaudet - 1926


Ted Winters est un garçon qui passe par des moments difficiles. Il vient de perdre son père et n'a pas d'argent pour s'inscrire à l'école militaire de San Diego. A la place il dégotte une place de travail à la cuisine.

En route pour son nouveau poste, il fait la connaissance sur l'impériale du bus du Major Snodgrass, en retard pour une inspection. Arrivent alors deux jeunes femmes, Alice et Betty la nièce du commandant. Ted et le Major s'empressent autour des deux demoiselles.

A la caserne, chacun prend son poste. Frustré Ted observe la vie depuis sa cuisine et tient sa chance lors d'un entrainement de football car il brille particulièrement dans ce sport, ayant été un joueur connu en son temps  ...

ça ne vole pas très haut, l'histoire est tirée par les cheveux, ainsi on se demande pourquoi Ted ne pratique plus le football s'il est si talentueux ? Bref, le film est bien gentil, sans plus.

Si vous vous le procurez chez Oldies ou Grapevine (copie étonnamment bonne), vous aurez l'occasion de voir la nièce de Douglas Fairbanks (Florence Flair ici sous le nom de Flobelle Fairbanks) que l'on peut voir entre autres dans The Love of Sunya.

environ 60 minutes

Ralph Bushman (1m88, le fils de son illustre père), a tourné 25 films sous le nom de Francis X. Bushman, Jr. Celui-ci est le 7e.

 

Francis X. Bushman Jr. ...
Ted Winters
Florence Fair ...
Betty Phillips (as Flobelle Fairbanks)
Dora Dean ...
Alice Murdock
Larry Kent ...
Major Snodgrass
Frederick Vroom ...
Colonel Thomas A. Davis
Robert Hale ...
Lieutenant Smith




mercredi 20 juillet 2016

The Average Woman - Christy Cabanne - 1924


Jimmy Munroe est journaliste et doit écrire un article sur la femme moyenne, standard de son époque. Il se rend à la bibliothèque faire quelques recherches et aperçoit par hasard une jeune femme qui se nomme Sally Whipple, la fille du Juge Whipple.

Jimmy pense pouvoir étoffer son article en la suivant. La jeune femme qui trouve le garçon plutôt sympathique le balade un peu avant de demander à un agent de police d'arrêter l'homme qui la suit et de le livrer au juge Whipple. Jimmy comprend vite qu'il s'est fait berner mais dans le fond se montre flatté car il est tombé amoureux de la flapper.

Sally sort avec un bandit notoire appelé Van Alten. Celui-ci est ambitieux et compte utiliser Sally pour empêcher le juge de fermer son bouge mal famé. Lorsqu'il découvre des lettres compromettantes qui semblent indiquer que la femme défunte du juge avait quelque chose à cacher, son plan est simple. Compromettre Sally et la faire chanter pour la forcer à l'épouser ...




Amusante histoire qui se laisse regarder avec plaisir. On ne se prend pas la tête, l'histoire est bien menée.

Actrice de second plan, Pauline Garon est québécoise et sa carrière a probablement débuté en doublant Dorothy Gish.

On trouve se film chez Oldies, version plutôt propre avec une musique standard.

50 minutes environ



Pauline Garon ...
Sally Whipple
David Powell ...
Rudolph Van Alten
Harrison Ford ...
Jimmy Munroe
Burr McIntosh ...
Judge Whipple
Russell Griffin ...
'Tike' La Rose
Coit Albertson ...
Bill Brennon
De Sacia Mooers ...
Mrs. La Rose
William H. Tooker ...
Col. Crosby


mercredi 13 juillet 2016

L'inhumaine - Marcel L'herbier - 1924



Georgette Leblanc et ses laquais sourds et masqués
Idéal féminin fantasmé par ces messieurs, Claire est richissime, indépendante, inaccessible, belle, talentueuse, seul un homme exceptionnel pourrait l'intéresser ... ses soirées internationales sont très prisées par quelques élites venant de tous horizons triés sur le volet qu'elle invite.

Le jeune ingénieur Enar Norsen est fou amoureux de cette femme mais lorsqu'il lui avoue qu'il pourrait se tuer pour elle, Claire se montre pleine de dédain. Le pauvre garçon s'en va et sa voiture bascule dans un ravin. 
Lorsque Claire apprend sa mort elle doit faire face à l'opinion publique et aux insultes. 

Un mystérieux inconnu alors l'emmène auprès du corps du jeune homme défunt. Claire se retrouve seule devant le corps d'Einar qui se relève soudainement devant ses yeux horrifiés.

Le jeune inventeur a monté toute une mise en scène pour intéresser cette femme qui semble insensible. Après une visite de son laboratoire, il lui propose de chanter et lui explique qu'elle aura la possibilité de voir ses auditeurs sur un écran. Alors égotisme exacerbé à l'idée d'être le centre du monde une fois de plus ou simple concession de femme blasée ? Claire accepte de revenir le lendemain ...

La salle à manger de Claire
Lenteur et sophistication extrêmes caractérisent ce film très avant-gardiste aux décors sublimes et presque abstraits ...

Un film fantasmagorique très masculin. Certaines femmes aiment jouer de leur pouvoir et visiblement c'est le genre de femme qui attire les hommes de ce film comme des mouches. Ce qui joue moins à mon avis c'est le revirement de Claire qui tout à coup s'intéresse au jeune homme qui lui paraissait insignifiant après qu'elle ait cru à sa mort.

Extraits :
elle voyage sans bouger a travers l'espace aboli..

A travers la joie et la douleur des êtres ...

Elle oublie le temps ...

Par amour pour l'humanité ... (Ah bon, tiens donc, quelle surprise, on ne s'en serait pas douté, mais alors vraiment pas !)

Jaque Catelain
On comprend la fascination des gens de cette époque pour le défi scientifique mais la fin n'est pas crédible. Après avoir joué avec les sentiments de ses admirateurs il est juste que Claire se brûle à son tour. Seul le pouvoir des machines inventées par Einar semble lui faire changer d'avis à son sujet. 

Pour moi le film a le défaut de ses qualités c'est à dire que les images sont tellement parfaites que l'action en devient presque secondaire. Visuellement sublime mais sans ce soupçon d'humanité qui parle à l'âme tant les personnages sont trop éloignés de la simple mortelle que je suis. Chaque protagoniste excelle dans son domaine mais cela ne suffit pas à en faire une film passionnant.

Vu le soin apporté à tous les domaines, je pense que les décorateurs (Robert Mallet-Stevens, Alberto Cavalcanti, Fernand Leger et Claude Autant-Lara), les acteurs, le compositeur Darius Milhaud (dont la partition originale est parait-il perdue) et le réalisateur ont dû se faire un immense plaisir à participer à la création de ce film !

Restitution des teintes d’origine dans la version de Flicker Alley
 
Wikipedia

122 minutes


Jaque Catelain ...
Einar Norsen
Léonid Walter de Malte ...
Wladimir Kranine
Philippe Hériat ...
Djorah de Nopur
Fred Kellerman ...
Frank Mahler
Georgette Leblanc ...
Claire Lescot
Marcelle Pradot ...
The simpleton
Prince Tokio ...
the entertainers


mercredi 6 juillet 2016

Blood and Sand - Fred Niblo, Dorothy Arzner - 1922




Juan donne bien du souci à sa mère, une pauvre veuve de Séville qui partage en outre un petit appartement avec son beau fils et sa fille. En effet pour assouvir sa passion de la tauromachie, Juan disparait quelques jours avec ses deux amis. Dans les arènes de campagne les jeunes gens affrontent un taureau et Juan obtient son premier succès alors que l'un de ses amis reste étendu à tout jamais.

De retour à Séville, les prouesses de Juan sont reconnues et l’arène enfin prête à l'accueillir. Son beau-frère est persuadé que le garçon va faire un flop mais contre toute attente c'est le succès qui l'attend au contour. Juan devient un matador célèbre. A son retour chez lui il aperçoit Carmen, une jeune fille qu'il a connue alors encore gamin. C'est le coup de foudre immédiat.

Les deux jeunes gens se marient et Juan poursuit sur sa lancée, le succès l'emmène dans les arènes de Madrid où il fait la connaissance de Dona Sol, la fille du meilleur éleveur de taureaux d'Espagne. La sulfureuse jeune femme jette son dévolu sur Juan qui ne sait comment résister à ses avances ...


Pauvre Matador, pauvre bête ... mais la vraie bête est composée de milliers de têtes ! 

 Comme il a raison ce brave philosophe qui au début du film nous affirme que la vie ne peut durer lorsqu'elle est bâtie sur la cruauté. Il me semble que c'est donc une histoire étonnamment moderne, contre cette cruelle coutume qu'est la tauromachie, ce qui est plutôt une bonne surprise.
Je ne voulais pas voir ce film, j'ose à peine regarder le taureau tant j'ai honte pour nous les humains. Je déteste la souffrance inutile et lorsque la pauvre Carmen dit qu'elle n'a pas pu regarder les scènes où Juan risquait sa vie, de mon côté c'est plutôt pour la vie du taureau que je craignais (le toréador n'ayant que la monnaie de sa pièce, qu'il soit Valentino ou pas).
On comprend surtout que la fierté et le courage que la foule admire tant, sont plutôt représentatifs d'une envie de sang (de l'inculture ou un manque d'évolution, quoi d'autre ?).
 Il est d'ailleurs intéressant de noter que Juan est montré comme un garçon naïf et non éduqué.

N'est-ce pas pathétique d'avoir l'air (ou plutôt de vouloir avoir l'air, il faut bien se justifier n'est-ce pas ?) de pratiquer un "noble art" lorsqu'on ne sait pas apprécier la femme qui vous aime et vous attend à la maison et qu'on ne peut résister à une autre femme ?
Alors on on comprend bien qu'il y a rien de noble ou de grand dans ce héros, rien qu'un misérable petit humain voué à mourir comme tout le monde, mais ici d'une bien cruelle manière sous les yeux de la bête constituée de milliers de têtes.
L'humain est d'une telle cruauté. C'est incroyable le nombre d'excuses invoquées pour perpétuer ce genre de barbarie, ne me parlez pas d'art ou de sport dans la mise à mort d'un taureau dans une arène !

Ce n'est pas le meilleur film de Valentino. Ici il se montre désemparé et plutôt mou face à une Nita Naldi très en beauté et sûre de son emprise sur le pauvre garçon (Si je faisais de la psychologie à bon marché je dirais que le petit matador surcompense sa mollesse et sa petitesse en massacrant un bel et noble animal réputé pour son courage et sa force) ...

Il y a quelques réparties intéressantes. De nombreuses images de corridas réelles sont insérées dans le film ce qui est pour moi encore plus écœurant.


D'après un roman de Vicente Blasco Ibáñez

Titre français : Arènes sanglantes

108 minutes



Rosa Rosanova ...
Angustias (as Rose Rosanova)
Rudolph Valentino ...
Juan Gallardo (as Rodolph Valentino)
Nita Naldi ...
Doña Sol
Leo White ...
Antonio
Lila Lee ...
Carmen
Rosita Marstini ...
Encarnacion
Charles Belcher ...
Don Joselito
Fred Becker ...
Don José
George Field ...
El Nacional
Jack Winn ...
Potaje
Harry Lamont ...
Puntillero
Gilbert Clayton ...
Garabato
Walter Long ...
Plumitas
George Periolat ...
Marquis of Guevera
Sidney De Gray ...
Dr. Ruiz



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