Bienvenue !

BIENVENUE !
Ce blog se propose de faire découvrir quelques films (principalement muets)
moins connus de l'âge d'or du cinéma, à ce jour plus de 800 films ...
Premier message le 09.06.2010 :
Lazybones


Retrouvez-nous sur FB, ou suivez le flux RSS de ce blog en cliquant sur les icônes à votre droite ! Follow us on FB or get the feed!


Enregistrer

Rechercher dans ce blog

Archives du blog

mercredi 29 mars 2017

Secret of a Soul - Georg Wilhelm Pabst - 1926



En Allemagne, Martin Fellman se rase devant sa fenêtre à l'aide d'un coupe-chou, de son côté sa femme se coiffe. Lorsque sa femme l'appelle, Martin se rend auprès d'elle et rase quelques cheveux sur sa nuque mais ce faisant il la coupe légèrement.
Le couple entend un appel au secours et aperçoit la voisine qui crie à la fenêtre. Plus tard des badauds s’attroupent devant la maison d'en face et le journal du soir leur apprend que quelqu'un y a été assassiné, avec un rasoir précise une dame.

Une lettre du cousin Hans leur annonce son arrivée prochaine. En attendant il leur envoie une statue de divinité maternelle de Sumatra et un sabre.
le soir Martin et sa femme se séparent sur le pallier et l'homme lit un livre tandis que la femme semble l'attendre près de son lit.

Durant la nuit tempétueuse Martin fait un cauchemar : 
 Il sort sur la terrasse de sa maison et aperçoit son cousin Hans perché dans un arbre. Son casque colonial brille comme la lune. Tout à coup un fusil à bouchon apparait entre ses mains et son cousin lui tire dessus. Pris de panique Martin s'envole mais la balle l'atteint et il retombe lourdement sur le sol. Après avoir été retenu par la barrière d'un train dans lequel se trouve son cousin, Martin se dirige ensuite vers une statue grandeur nature qui porte le visage de sa femme. Courant droit devant lui il voit des maisons qui poussent comme des champignons. Au centre de la ville ainsi créée se trouve maintenant une tour, pour accéder à son sommet il suffit de suivre un escalier extérieur en colimaçon. Les cloches se mettent à sonner, celle du centre porte le visage de  sa femme qui se moque de son mari qui grimpe alors les marches de l'escalier en courant. Au sommet de la tour les cloches ne sonnent plus et il n'y a personne. Tout en bas des visages se moquent de lui. De loin il aperçoit l'ombre d'un homme qui assassine sa femme et il frappe de sa canne une barrière qui borde la maison. Ce faisant la barrière s'élève et il se retrouve alors derrière les barreaux d'une cellule de prison. Sous un roulement de tambours, sa femme montre la cicatrice faite par le rasoir et des doigts le condamnent. Un train arrive alors à grande vitesse. Tout à coup sa collaboratrice au laboratoire lui désigne une petite fenêtre à barreaux. Martin empile des revues pour regarder par la fenêtre et découvre une barque flottant au milieu des nénuphars d'un étang à l'eau sombre. Dans la barque se trouvent sa femme et son cousin Hans. De l'eau sa femme retire une poupée de la taille d'un bébé qu'elle donne à Hans. Le couple a l'air merveilleusement bien et lui sourit en lui faisant très gentiment des signes de la  main avant de disparaitre. Fou de jalousie Martin se saisit du sabre avant de transpercer sa femme de plusieurs coups violemment assénés.
Il se réveille alors en hurlant complétement paniqué et sa femme accourt à son chevet.
Le lendemain matin Martin tente de se raser mais la simple vue du coupe-chou l'indispose. Il se rend alors chez le barbier dont il observe tous les gestes. Arrivé à son laboratoire, il salue son assistante et prend son courrier mais la vue du coupe-papier le stresse.

Pendant ce temps le cousin Hans débarque à la maison à la grande joie de sa cousine. Tous deux s'amusent à regarder des photographies sur lesquelles ils apparaissent enfants lorsque le mari revient. Le petit groupe passe à table mais Martin ne supporte pas la vue des couteaux et quitte la salle à manger pour aller boire un verre dans un bistrot. En partant il oublie sa clé qu'un homme lui apporte alors qu'il se retrouve devant le portail de sa maison. L'homme lui tend la clé en lui demandant "s'il y a une raison qui le fait rechigner à retourner chez lui" avant de s'excuser en lui expliquant que c'est une déformation professionnelle.
A la maison sa femme le rejoint et tente de le prendre dans ses bras mais Martin fixe le sabre qu'il est sur le point de saisir pour égorger son épouse avant de repartir à nouveau.

Le lendemain sa femme et le cousin vont au poste de police car ils sont très inquiets de la disparition de Martin qui s'est réfugié chez sa mère et à laquelle il avoue tout. Celle-ci lui conseille de consulter quelqu'un et le pauvre homme se rend au café pour apprendre que l'homme qui lui a remis la clé s'appelle le Dr Orth et qu'il habite de l'autre côté de la rue. Le docteur lui conseille de faire une psycho analyse pour soigner ses pulsions meurtrières. Pendant ce temps le cousin quitte la maison et s'installe à l’hôtel...



Spoiler :
J'aurais plutôt appelé ce film les dérives d'une âme. En effet l'obsession du mari pour les couteaux semblent être déclenchée par le crime du voisin car jusqu'alors la vie du couple semblait normale. Son comportement est dans le fonds plus proche d'une personne ayant des troubles obsessionnels, la raison qui l'a fait basculer dans cet état est dans le fond bien égale.
Mais bon, je ne suis pas psychanalyste et j'avoue que ce film m'a menée en bateau car le debriefing final est finalement tout simple alors que j'avais plein de soupçons sur les penchants sexuels du monsieur en question, voire sur ceux du cousin, ou alors j'aurais même plutôt opté pour son impuissance vu l'obsession sur les bébés et les symboles (lune, poupée, statue maternité, ...) car visiblement le couple ne pouvait pas avoir d'enfants. Cette idée est suggérée dès le début alors que le couple descend l'escalier et retrouve une chienne et ses petits que la femme semble regarder avec nostalgie (L'homme de son côté est hostile à la chienne). L'idée est consolidée avec la scène du laboratoire où une femme se présente avec une petite fille que Martin regarde avec insistance en lui présentant une boite de bonbons et par l'idole exotique et maternelle.

Puis le couple fait chambre à part et on en déduit que l'homme ressent un malaise face à sa femme qui semble plus jeune et qui est très belle. Pense-t-il qu'il est impuissant, se sent-il trop vieux ? Du coup difficile de le dire, le spectateur en est réduit à l'interprétation des images. En conséquence on se perd en conjonctures, le rêve tendrait à montrer que l'homme en veut à sa femme de ne pas avoir d'enfant, ou de se savoir impuissant, toutefois il est attiré par elle...Son esprit se perd dans cette dualité, amour pour sa femme et impossibilité d'avoir un enfant. Il fantasme de la voir avec un autre homme, le cousin, qui lui semble pouvoir lui donner un bébé dans le rêve (mais finalement il ne supporte pas ses propres fantasmes consciemment, il en a honte lorsqu'il en parle au psychanalyste).

Les schémas sociaux étant ce qu'ils sont ou/et étaient, le couple se  devait d'avoir un bébé. La pression sociale est lourde de sens (les regards de l'assistante et de la femme à la petite fille en disent long à ce sujet). Bref, je me suis fait avoir par les images mais je ne me suis pas ennuyée une seconde !

Film expressionniste aux images innovantes et maitrisées. Les rêves sont très soignés, le noir et blanc et les jeux de lumière intensifient encore le jeu dramatique.

Des collègues de Freud, Hanns Sachs and Karl Abraham, ont été abordés par le producteur Hans Neumann et ont accepté de servir de conseillers malgré les objections de Freud.

Erreur ? Il est étonnant que cet homme soit montré si vieux car il devrait avoir à peu près le même âge que le cousin et sa femme puisque la photo les montre ensemble plus ou moins au même âge.


Erreur d'étiquette ? Il y a trois couteaux sur la table, dans les règles de l'art on prend toujours le couteau (à l'extérieur) le plus à droite à mesure que les plats défilent. Or en l’occurrence du poulet est servi. Il parait bien étrange qu'il reste trois couteaux au stade de ce plat que je considère comme principal (en tout cas pas comme première entrée !).

Titre français : Les Mystères d'une âme
Titre original : Geheimnisse einer Seele


75 minutes



Werner Krauss ...
Martin Fellman
Ruth Weyher ...
Seine frau
Ilka Grüning ...
Die mutter
Jack Trevor ...
Erich (= Hans dans le film)
Pavel Pavlov ...
Dr. Orth (as Pawel Pawloff)
Hertha von Walther ...
Fellmans Assistentin
Renate Brausewetter ...
Dienstmaedchen
Colin Ross ...
Kriminalkommissar



mercredi 22 mars 2017

Genuine - Robert Wiene - 1920



Un peintre s'endort. Aussitôt une femme sur un tableau s'anime et sort de son cadre. Genuine était autrefois une grande prêtresse avant d'être vaincue et enlevée pour être vendue au marché des esclaves.
Un petit bonhomme difforme l'achète bien que le vendeur lui raconte que Genuine est devenue cruelle. Le petit bonhomme l'enferme dans les profondeurs de sa maison où il lui crée un cocon, mais Genuine voudrait voir le monde.

Tous les jours à midi le coiffeur vient s'occuper du petit bonhomme mais les voisin soupçonnent qu'il se passe des choses étranges dans la maison et le coiffeur est convoqué auprès du juge. Comme il ne peut se présenter le lendemain à l'heure habituelle, il envoie son neveu Florian, un genre d'Apache parisien sophistiqué.
Ce jour là justement Genuine trouve moyen de monter à la surface et aperçoit le jeune coiffeur qui reste subjugué devant sa beauté. Le rasoir glisse sur le cou du petit bonhomme et lui tranche la gorge ...



Dans des décors surréalistes (un cadran d'horloge est la tête d'un squelette par exemple), c'est une histoire de désir et de fantasme.
Mélange de mante religieuse et d'araignée, Genuine tisse sa toile et s'empare de ses victimes qu'elle manipule avant le sacrifice ultime. Ce n'est donc pas un vampire au sens de Dracula, mais plutôt une femme fatale.

Tourné la même année que le Cabinet du Docteur Caligari par le même réalisateur, ce film est très lourdingue.

Vu la version raccourcie à 44 minutes ce qui m'a amplement suffi. La version originale est de 88 minutes.

Genuine: A Tale of a Vampire


44 minutes




Fern Andra ...
Genuine
Hans Heinrich von Twardowski ...
Florian
Ernst Gronau ...
Lord Melo
Harald Paulsen ...
Percy Melo
Albert Bennefeld ...
Curzon
John Gottowt ...
Guyard
Louis Brody ...
The Malay (as Lewis Brody)


mercredi 15 mars 2017

The Cowboy and the Flapper - Alan James (Alvin J. Neitz) - 1924




Le Marshall Dan Patterson accompagne un vieil ami qui lui vante la beauté de sa fille qui arrive par l'express. Dan attend impatiemment de la rencontrer mais à sa vue comprend qu'il a été berné !

Plus tard Dan arrive chez le colonel Paterson qui lui apprend que sa fille arrive enfin de l'est et qu'il va être ébloui. Après son expérience de la veille Dan préfère s’éclipser en prétendant avoir des bandits à poursuivre. Ce n'est qu'un demi mensonge car Il met la main sur Handsome Ed Burns, un pilleur de banque notoire.

Alors qu'il ramène son prisonnier en ville, le deputy sheriff Jack Harrison surgit et lui annonce que la bande de Carson vient de sévir et a pillé la banque. Aussitôt Dan lui remet son cheval et le prisonnier et se lance à la poursuite des voleurs en emportant seulement une lettre adressée à Handsome Ed. Non loin il aperçoit la bande qui fuit au grand galop et fait mine d'être lui-même poursuivi par le shérif et sa bande. Du coup Carson et sa bande le prennent pour Handsome Ed et l'emmènent avec eux.

Non loin de leur repère, les hommes découvrent un cheval attaché à un arbre et le désigne à Dan. Le jeune homme est un peu gêné de le dérober avant de découvrir une jeune femme complétement perdue qui se fâche en le voyant prendre sa monture.
Carson et ses hommes ricanent et décident d'embarquer et le cheval et la jeune fille qui pourrait sinon révéler le lieu de leur cachette.

Après avoir enfermé la demoiselle dans une pièce, Carson partage le butin tandis qu'un homme monte la garde à l'extérieur. Exclu du partage, Dan l'assomme et donne un revolver à la pauvre fille enfermée.
Plus tard, alors que les hommes cherchent le guetteur qui a disparu, Dan réussit à assommer Carson et à l'enfermer dans la pièce à la place de la demoiselle. Il ne lui reste plus qu'à éloigner trois autres hommes qu'il envoie au loin aider leur chef ...

Dorothy Revier


Petit western très cool qui vient de sortir chez Grapevine video, en Blue Ray ou en DVD. Par erreur j'ai commandé le BR qui présente une excellente image bien nette (mais striée comme souvent). L'histoire est amusante et le scénario à la fois simple et ingénieux. Bref, 51 minutes de bonheur pour moi grâce à l'authenticité des extérieurs et à la modestie des interprètes qui ne font pas de chichis.

William Fairbanks a une jolie prestance et fait preuve d'ingéniosité dans le rôle de Dan et Dorothy Revier est très expressive et pleine de ressources dans celui de la fille du colonel Allison.

En 1924 ils tourneront ensemble deux autres westerns Down by the Rio Grande et Border Women, réalisé par le même Alan James.

On se demande quand même pourquoi avoir donné ce titre au film ? Dorothy n'a rien d'une flapper et William n'est pas cowboy non plus ... 

Accompagnement musical à l'orgue par David Knudtson.



51 minutes




William Fairbanks ...
Dan Patterson
Dorothy Revier ...
Alice Allison
Jack Richardson ...
Red Carson
Milton Ross ...
Col. Allison
Morgan Davis ...
Deputy Jack Harrison
Andrew Waldron ...
Al Lyman
Fred Haynes ...
Handsome Ed Burns


mercredi 8 mars 2017

Leap Year - James Cruze - 1921



Un médecin se rend à Piper Hall, la résidence de Jeremiah Piper, un misogyne notoire que sa jambe fait souffrir et qui compte se rendre prochainement aux bains pour soulager ses douleurs.
Comme il se méfie de son neveu nommé Stanley, il commence par virer l'infirmière Phyllis avant d'envoyer son héritier à la pêche loin des femmes que Stanley va forcément courtiser durant son absence.
Justement Stanley a les bras chargés de roses qu'il souhaite offrir à son amoureuse Phyllis mais celle-ci est très déçue d'avoir appris qu'il s'amourache de toutes les femmes qu'il croise.
Plus tard, à Catalina, un endroit très prisé des femmes de tous âges, Stanley travaille son drive sur la pelouse sous le regard intéressé de nombreuses dames. 
Un vieux copain faisant partie de la "fraternité de l'ordre des hommes mariés fatigués", Scott Travis, fait son apparition avec son amie Loris Keene en l'absence de son épouse. Scott se fait appelé "daddy" et fait croire que la pauvre Loris est en vacances car elle travaille beaucoup trop.
Stanley entame sa partie de golf mais le troisième green est bloqué par Molly et Tommy, un jeune couple qui n'arrive pas à se mettre d'accord sur le score tandis que Stanley s'époumone pour faire dégager les lieux. Molly se méprend et croit que Stanley la demande en mariage provocant ainsi une course spectaculaire du pauvre garçon jusqu'au Clubhouse où son copain Scott lui demande de s'occuper de sa "fille" durant la visite de sa femme qui prend leur mariage très au sérieux. Un mystérieux bonhomme rôde dans les parages.

Sur un yacht amarré dans la baie, une jeune femme malheureusement célibataire, Irene Rutherford, scrute la plage à l'aide de ses jumelles lorsqu'elle aperçoit "Stannie" fuyant Loris qui vient de se déclarer abruptement. Invité à monter sur le yacht, Stanley replonge à l'eau aussitôt après qu'Irene se méprenne sur ses paroles ...



Sorti juste avant le fameux procès de Fatty accusé du viol de Virginia Rappe qui est décédée peu après, ce film n'a jamais passé en salles durant de longues années jusque dans les années 2000 à de rares exceptions près. Jugé 3 fois, Fatty a pourtant été acquitté mais le scandale a ruiné sa carrière.

A cette époque Fatty était une star très populaire, et ce malgré un physique ingrat. Très agile il était capable de sauter sur place et de courir avec une légèreté déconcertante ...

La jolie Mary Thurman a été découvert par  Mack Sennett qui l'a engagée dans sa troupe de bathing beauties. Sa carrière était bien lancée mais, après avoir contracté la malaria en tournant Down Upon the Suwanee River, elle mourut à l'âge de 30 ans d'une pneumonie en 1925. Dans ce film elle porte une coiffure à  la Louise Brooks qui lui va à ravir.

¨Le scénario est truffé de revirements et de quiproquos propres à faire rire les gens en ce temps là. L'humour un peu lourd est plutôt prévisible de nos jours.

Tu trembles, Fatty

60 minutes



Roscoe 'Fatty' Arbuckle ...
Stanley Piper (as Roscoe {Fatty} Arbuckle)
Lucien Littlefield ...
Jeremiah Piper
Mary Thurman ...
Nurse Phyllis Brown
John McKinnon ...
Mumford - the Valet
Clarence Geldart ...
Scott Travis
Harriet Hammond ...
Loris Keene
Allen Durnell ...
Tommy Blaine
Gertrude Short ...
Molly Morris
Winifred Greenwood ...
Mrs. Travis
Maude Wayne ...
Irene Rutherford


mercredi 1 mars 2017

The Sheriff of Stone Gulch - Marshall Neilan - 1913 (Short)




Non loin de Stone Gulch, un patelin de quelques baraques, Helen la fille du shérif embrasse son amoureux Dick, avant de rentrer en ville.

Peu de temps après, la banque est dévalisée par un homme masqué qui prend la fuite. Pendant ce temps Dick se retrouve derrière le voleur qui le menace de son revolver avant de prendre la fuite. Le banquier décrit l'homme au shérif et Dick revient en ville au triple galop. Sur sa selle le shérif trouve un foulard compromettant et tente de l'arrêter. Dick n'a que le temps de souffler à sa bien aimée de lui apporter son revolver s'il arrive à s'enfuir et réussit à sauter sur son cheval.

Le shérif se lance à sa poursuite mais finit par revenir en ville pour former un groupe de recherche. Helen rejoint son amoureux et lui remet ses armes qu'elle a pris dans le bureau de son père. Lorsque celui-ci survient Dick le fait prisonnier en l'attachant à un arbre avant de la cacher sous une branche.


Produit par Kalem, ce film a déjà tous les ingrédients d'un western à succès malgré sa durée extrêmement courte. C'est un plaisir de voir les vêtements de l'époque, les lieux sans chichis et la simplicité de l'action. 

Marshall Neilan incarne le méchant, il a vraisemblablement aussi réalisé ce film. En tout cas cet homme a une carrière cinématographique bien remplie !

Ente 1911 et 1919 Pat Hartigan a lui aussi réalisé bon nombre de short films. On peut le voir dans quelques autres films présentés dans ce blog.

La charmante Ruth Roland était avec Pearl White la reine des serials de l'époque.


Short

12 minutes (1 bobine)



Vincente Howard ...
The Sheriff
Ruth Roland ...
Helen - the Sheriff's Daughter
Marshall Neilan ...
Black McCarty - Desperado
Pat Hartigan ...
Dick - a Young Ranchman (as Pat C. Hartigan)

Ruth Roland

mercredi 22 février 2017

The Scar of Shame - Frank Peregini (as Frank Perugini) - 1927



Dans la pension de famille de Madame Green, logent Alvin Hillyard, un pianiste talentueux de bonne famille, et Eddie Blake, un homme sans foi ni loi. 
Alors qu'il fait ses gammes, Alvin entend des cris et découvre dans la cour de la maison d'à côté Spike molestant sa fille adoptive, Louise. N'écoutant que son courage le jeune homme bondit à sa rescousse. Madame Green offre à la jeune fille de travailler pour elle et la mène à sa chambre.

Eddie s'intéresse de très près à Louise et tente de convaincre Spike de lui céder sa fille car il pense qu'avec son physique elle pourrait faire sa fortune. Mais Spike bien qu'intéressé par les verres que Eddie lui paie, n'est pas enthousiaste.

Eddie tente de convaincre Louise par la force mais à nouveau Alvin contrecarre ses projets. Chassé de la pension il revient pourtant et tente d'emmener la jeune femme. Alvin survient alors à nouveau et demande Louise en mariage, pensant ainsi déjouer les projets d'Eddie.

Après quelques mois Eddie réitère et envoie un faux télégramme à Alvin lui annonçant que sa mère est au plus mal. Louise se prépare à rencontrer sa belle-mère mais Alvin refuse de l'emmener car sa mère n'est pas au courant de son mariage et qu'elle espérait un beau mariage pour son fils.

Alors qu'Alvin fonce en voiture vers Morton, Louise déchire l'acte mariage et dépose son alliance. Spike convaincu par Eddie, fait le guet dans l'arrière court tandis quÊddie monte vers la jeune femme qui reste sans un mot.
De son côté Alvin comprend qu'il a été floué et revient en trombe juste à temps pour s'interposer au départ de Louise. Il brandit un revolver et Eddie tire de son côté. C'est le drame, Louise est blessée en tentant d'arrêter les deux hommes. Eddie et Spike disparaissent et la police arrête Alvin qui est alors condamné et mis en prison.

Quelque temps plus tard, Louise est l'hôtesse d'un club en vogue, le Lido. Les affaires marchent bien, sous la protection d'un avocat influent, Ralgh Hathaway. De son côté Alvin lime les barreaux de sa cellule et s'enfuit. Sous un faux nom il donne alors des cours de chant et de piano et fait la connaissance de la fille de Ralph, Alice. Les deux jeunes gens éprouvent un doux sentiment l'un envers l'autre et Ralph voit d'un bon oeil leur union ...


Pearl McCormack, Lawrence Chenault, Harry Henderson


Je m'arrête là mais il reste encore beaucoup à dire tant le film est riche en revirements. C'est à la fois son point fort et son point faible car certains revirements ne tiennent pas toujours très bien la route. Par exemple Louise est prête à se tuer plutôt que de subir les outrages d'Eddie, mais elle laisse tomber Alvin assez facilement. Difficile de croire à son amour qui parait assez faible.

Pourtant on ne s'ennuie pas une seconde à suivre ce film finement accompagné au piano par Philip Carli qui a en outre composé la partition.

Produit par Colored Players Film Corporation ce film est interprété par des acteurs afro-américains pour un public black. On parle beaucoup de race et de classe sociale dans le film et vu de notre temps cela parait un peu étonnant. Il faut dire que les acteurs ne sont pas très typés, et que le noir et blanc gomme beaucoup de nuances de couleur de peau. Effet du cinéma, ainsi tout le monde a l'air bronzé et il est presque difficile de dire que les acteurs sont blacks sans le savoir. Mais qu'importe !

L'histoire commence comme un drame et se poursuit comme un film noir. Profitez de le voir, on le trouve sur Youtube en ce moment !


76 minutes



Harry Henderson ...
Alvin Hillyard
Norman Johnstone ...
Eddie Blake
Ann Kennedy ...
Lucretia Green
Lucia Lynn Moses ...
Louise Howard
William E. Pettus ...
'Spike' Howard
Lawrence Chenault ...
Ralph Hathaway
Pearl McCormack ...
Alice Hathaway

Norman Johnstone

mercredi 15 février 2017

Alice in Wonderland - W.W. Young - 1915



La maman d'Alice et de sa soeur fait de nombreuses tartes aux pommes et les deux jeunes filles s'en vont se promener. "On rêve souvent de ce que l'on a vu juste avant de tomber dans les bras de morphée", Au cours de leur balade, les deux soeurs voient un lapin blanc, un hibou, un chat, etc ..

Alors que sa soeur lui lit un extrait de livre, Alice s'endort et voit un grand lapin blanc apparaitre dans ses songes. Le lapin lui fait signe de le suivre, et après quelques minutes Alice s'enfonce à sa suite dans un terrier qui mène sous terre. Après avoir chuté sur un lit de feuilles et de brindilles Alice se retrouve devant trois portes fermées à clé. L'une d'elle dévoile un petit passage près du sol qui ouvre sur un merveilleux jardin. Mais Alice est trop grande pour passer par la trappe de la porte et se met à pleurer. Un souris passe qui se rend à la convention des animaux et Alice la suit avant de lui faire un petit feu pour la sécher. La souris déclare alors "que le dodo dit que la meilleur manière de se sécher et de faire une course au "caucus"". 

A la convention, Alice parle de son chat mais personne ne semble intéressé par ses hauts faits en matière de chasse à la souris ou aux oiseaux. Un lapin lui demande ce qu'elle a fait de ses gants et de son éventail. Le lapin s'inquiète car il risque d'être exécuté par la duchesse. La jeune fille le suit dans une toute petite maison où elle découvre les affaires perdues du lapin.
Plus loin elle fait la connaissance d'une chenille qui fume sur un gros champignon et qui lui demande qui elle est. Alice répond qu'"elle ne le sait pas vraiment mais qu'elle sait qui elle était mais qu'elle a changé depuis" ...


102 ans nous séparent de l'année de la réalisation de ce film qui n'a rien à voir avec la version de Walt Disney.
Les costumes sont tout mignons l'ambiance assez poétique mais l'histoire est un peu ennuyeuse. Il faut dire que je ne l'ai jamais beaucoup aimée non plus donc j'ai eu de la peine à m'accrocher pour la suivre !

Inutile de dire que ce roman de Lewis Carroll a  inspiré de nombreux films ! Celui-ci semble être le tout premier à avoir été mis en scène devant les caméras...

Visible en ce moment sur la chaine Youtube. 

Alice au pays des merveilles

52 minutes



Viola Savoy ...
Alice

Herbert Rice ...
White Rabbit
Harry Marks ...
The Dodo Bird
Louis Merkle ...
The Dormouse
William Tilden ...
The Mad Hatter





mercredi 8 février 2017

Body and Soul - Oscar Micheaux - 1925




Dans une petite communauté de Géorgie, un pasteur très populaire, Jenkins, fait l'admiration de ses ouailles. Une brave femme, Martha Jane verrait même bien sa fille Isabelle l'épouser mais celle-ci aimerait épouser Sylvester que son frère le pasteur décrit comme diabolique.

En ville Jenkins croise Yellow-Curly, un ancien taulard rencontré en prison. Celui-ci se met à jouer aux cartes dans la maison de jeux locale. Bien sûr lui aussi a reconnu le pasteur-imposteur.

Martha Jane travaille comme blanchisseuse et met ses économies dans sa Bible, car elle pense qu'aucun bandit n'aurait le toupet de les dérober dans le livre saint. Visiblement sa fille Isabelle ne va pas très bien et Martha Jane croit bien faire en faisant venir le Pasteur.

Un jour, Isabelle pleure tellement que sa mère pour la réconforter part faire quelques emplettes pour lui cuisiner quelque chose qui devrait lui remonter le moral. Pendant ce temps Isabelle fait sa valise puis s'en va ...


Les 30 premières minutes sont un peu trop longues jusqu'à ce que les éléments se mettent en place car le découpage du film est un peu hasardeux. Après tout ce temps, on comprend alors, après l'avoir deviné, le martyre d'Isabelle. "Heureux les simples d'esprit car le royaume des cieux leur appartient", peut-être, mais on a de la peine à comprendre la substance du film jusqu'à la fin. Du coup, face au revirement final, on se sent un peu frustré car la chute évite bien des écueils, soit, mais fait perdre tout son sens au film. Dommage car a priori le thème de ce film semblait très courageux, dénoncer un pasteur malhonnête capable d'agresser une jeune fille innocente.

Le sermon "dry bones in the valley" (Ezéchiel 37) est apparemment le must pour tout pasteur noir qui se respecte. Il présente certains points communs avec le sermon que l'on peut voir dans les Blues Brothers et on se demande si ce film ne l'a pas un peu inspiré.

Le film démontre bien combien les gens simples peuvent être crédules et victimes de personnes sans scrupules portant une casquette importante.

C'est le premier film du talentueux Paul Robeson.

Julia Theresa Russell (Isabelle) était la belle-soeur du réalisateur Oscar Micheaux. C'est son seul film.
Lawrence Chenault a tourné dans plusieurs films réalisés par Oscar Micheaux, entre autres dans The Symbol of the Unconquered

Brève incursion visuelle dans les rues d'Atlanta de l'époque.

A ne pas confondre avec les nombreux films portant le même titre

109 minutes



Paul Robeson ...
Rev. Isaiah T. Jenkins / His Brother Sylvester
Marshall Rogers ...
Speakeasy Proprietor (as Marshall Rodgers)
Lawrence Chenault ...
Yello-Curley' Hinds - the Phony Reverend's Former Jailmate
Chester A. Alexander ...
Deacon Simpkins - a Church Elder
Walter Cornick ...
Brother Amos - a Church Elder
Lillian Johnson ...
'Sis' Caline - a Pious Lady
Madame Robinson ...
'Sis' Lucy - a Pious Lady
Tom Fletcher ...
(uncredited)
Mercedes Gilbert ...
Martha Jane - Her Mother (uncredited)
Julia Theresa Russell ...
Isabelle - the Girl (uncredited)


Articles les plus consultés

Membres